Ces mots ne sont pas utiles pour une personne qui vit une période difficile

par Baptiste

09 Février 2019

Ces mots ne sont pas utiles pour une personne qui vit une période difficile
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Malheureusement, la vie est aussi faite de moments douloureux, vécus à la première personne ou par ceux qui nous entourent. Bien que nous en ayons pu faire l'expérience directe, souvent lorsque c'est un proche qui souffre d'une perte, nous ne savons pas comment le consoler : il nous semble que chaque mot semble vide voire inapproprié, nous nous sentons mal à l'aise, parfois impuissants.

Qu'il s'agisse d'une perte d'un être cher, d'un abandon ou de tout autre événement douloureux, les personnes qui souffrent vivent un vide profond : voyons le meilleur moyen d'être proches d'eux.

via lamenteesmaravillosa.com

Jiri Hodan/wikimedia

Jiri Hodan/wikimedia

Les mots sont une arme à double tranchant : ils peuvent soulager la douleur, mais ils peuvent aussi l'exacerber ; ils peuvent sauver qui les prononce ou le mettre mal à l'aise. Alba Payàs, psychothérapeute directrice de l'Institut- PRRI de Barcelone, dans son livre The Message of Tears, a identifié quelques phrases à éviter de dire à ceux qui souffrent, notamment :

  • Maintenant tu dois être fort
  • Essaie de te distraire ;
  • Le temps guérit toutes les blessures ;
  • Tu es jeune ! Tu te remarieras ;
  • Rappelle-toi des choses positives ;
  • Cette douleur fera de toi une meilleure personne ;
  • Les enfants sont petits, ils oublieront ;
  • Je sais ce que tu ressens, j'ai vécu la même chose ;
  • Heureusement, tes enfants sont maintenant grands, imagine si ça s'était produit plus tôt ;
  • Heureusement que tu as plusieurs enfants ;
  • Pense à tes autres enfants.

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Žygimantas Dukauskas/Unsplash

Žygimantas Dukauskas/Unsplash

La personne qui souffre à ce moment-là ne peut pas être distraite, son esprit est centré sur les souvenirs et l'absence ; parfois elle a peur de ce que sera sa vie désormais. Mieux vaut donc un silence respectueux que mille mots : ce qui compte, c'est de faire sentir sa présence et son affection, sans qu'il soit nécessaire de les retranscrire en mots. Il vaut souvent mieux de se taire et d'écouter : l'écoute a un énorme pouvoir et nous met en contact avec les autres, encore mieux que les mots. Cela permettra à l'autre d'extérioriser sa souffrance, ne serait-ce qu'en pleurant. Les pleurs sont en effet une réaction libératrice, qui permet d'exprimer l'indicible ; ils lavent la tristesse et font sortir la douleur.

Faisons sentir à l'autre que nous sommes à ses côtés, sans nous faire entendre : tôt ou tard, il lèvera les yeux, ne serait-ce qu'un instant, et verra que nous sommes là, il sentira un peu de chaleur dans son cœur.

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